14.4.06

La clarté dans la confusion

" (...) Simon : Bon, si j'ai fait venir toutes ces personnalités, qui nous ont d'ailleurs coûté très cher, hein, je préfère vous prévenir, eh bien, c'est pour que vous vous rendiez compte des contradictions qu'il y a entre les idées, les systèmes, les théories, les pays, les drapeaux. Enfin, j'espère que vous n'avez rien compris !
Aldo : Tu veux dire que tu espères que nous avons bien compris
Simon : Parfait ! Il n'a rien compris, mais c'est parce que vous, vous avez compris que vous n'avez rien compris que vous allez rester au-dessus de cette confusion et gagner beaucoup, beaucoup, mais beaucoup de fric ! Notre nouveau champs d'action, d'après moi, c'est d'utiliser les contradictions de tous ces gens qui disent "aimez-vous les uns les autres" et qui tuent les autres ! Alors, notre spécialité, toujours d'après moi, ce serait d'être les Spécialistes de la clarté dans la confusion. Vous me suivez ?


Simon : Citoyens...
Jacques : Camarades !
Lino : Frères !
Aldo : Salut les copains !
Charlot : Mesdames et messieurs.
Simon : Je vous remercie pour votre asile politique. Et je tiens à vous dire tout de suite : moi, le névropathe cyclique, le chef de la paranoïa occidentale, que le pouvoir, c'est au bout du fusil !
Lino : Nous avons voulu... nous avons voulu être libres ! Et nous sommes libres ! Croyez-moi, il vaut mieux un bon patron qu'un mauvais serviteur.
Jacques : Le chemin le plus court pour aller de la barbarie à la décadence passe par la civilisation.
Simon : Camarades ! La politique, c'est du show-business ! Du show-business !
Lino : Nous avons déclaré très haut que tout homme libre ne devrait avoir ni travail, ni famille, ni patrie !
Simon : Nous sommes des tigres de papier, mais des tigres vivants !
Lino : Et nous sommes contre l'autogestion dans les bordels !
Charlot : J'ai à vendre une Mercedes, première main 71, décapotable, 6000 Km !
Simon : Vive Mao !
Aldo : Oui ! Vive Mao ! Lui, jamais il a volé une Ferrari ! Et jamais il a écrasé personne...
Jacques (poussant Aldo) : Et vive la Suisse libre ! (...) "



bruno ventana